Qu’est-ce que l’esthésiologie ?

Le premier livre que j’ai écris, « Monsieur Bidule, dans l’attente d’un nom » se termine sur l’invention d’une nouvelle discipline : l’esthésiologie. Qu’est-ce que c’est ? Selon Wikipedia (http://fr.wiktionary.org/wiki/esthésiologie, dernière consultation le 07/04/2014), le mot vient du grec et est composé de : αἴσθησις (aísthesis), qui veut dire « sensation », et de : λόγος (logos), qui veut dire « parole, discours ». Le discursif et le sensible, l’intellect et l’esthétique, le rhétorique et le poétique, le « comment passer du premier au second », voilà ce qui me paraissait intéressant d’étudier. De quelle manière ? Je ne savais pas trop. L’esthésiologie n’était alors qu’une invention littéraire, sans aucune légitimité scientifique, mais qui, pourtant, touchait quelque chose qui me semblait important. Elle comblait un vide. La relation entre le discursif et le sensible était étudiée dans de nombreuses disciplines, mais aucunes d’entre elles ne m’avaient vraiment convenu. Je trouvais que les formations tel que les Arts du Spectacle, les Beaux-Arts, la Littérature (etc.) se limitaient trop à une forme d’expression. Concernant les disciplines qui avaient l’avantage de s’intéresser au sujet de façon plurielle (tel que la philosophie esthétique, la sémiologie, la psychologie de l’apprentissage, etc.), elles me paraissaient être trop portées sur une approche analytique et observatrice du sujet. Or, ce qui me paraissait intéressant au travers de la discipline esthésiologique, ce n’était pas simplement d’étudier le lien entre rhétorique et poétique que de façon uniquement intellectuelle, c’était aussi de l’étudier façon créative, de pouvoir comprendre dans le faire, un peu comme le préconisait la méthodologie anthropologique et son « observation participante ». Il me semblait donc important que les artistes, les médiateurs, tous ces créateurs qui tentaient de retranscrire des objets réflexifs en objets esthétiques, aient aussi leur place dans cette discipline afin d’être considérés, au même titre que les universitaires, comme étant des chercheurs à part entière de ce champ d’étude. Ce point me semblait d’ailleurs d’autant plus important d’abord parce que cette hétérogénéité de chercheurs potentiels (écrivains, dessinateurs, peintres, metteurs en scène, danseurs, interprètes, cinéastes, webdesigners, sociologues, philosophes, psychologues, théoriciens de l’art, etc.) me paraissaient être une richesse de points de vue, et que, ensuite parce qu’il me semble que, l’action de chercher ne doit pas être la résultante d’un devoir de fonction (je cherche parce que je suis chercheur), mais celle d’une intention : vouloir comprendre. Dès lors, ce qui importe n’est pas tant le statut, que la façon dont il mène ses recherches.

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