En quoi l’esthésiologie me semble importante pour les sciences humaines ?

Quand je suis entré à l’université, en 2009, c’était pour y faire du cinéma. L’anthropologue était alors une discipline mineure que j’avais choisie en première année sans prétention particulière si ce n’est celle de m’ouvrir à une autre discipline, qui étudiait l’Homme, pouvait être source à réflexion quant à mes futurs projets de films. Pourtant, peu à peu, l’anthropologie a pris une place majeure dans mon parcours, m’amenant même à me réinterroger quant à ma pratique cinématographique. Si je faisais du cinéma, c’était pour parler de l’Homme. C’était ça qui m’attirait, et c’était pour ça que je me sentais utile. Pour autant, à dix huit ans, je n’avais peut-être pas encore assez de choses à dire. L’anthropologie me permettait d’en comprendre de nouvelles, et surtout, elle me donnait une méthodologie de recherche, une manière de développer mes questions et une manière de tenter d’y répondre. Le cinéma pouvait alors apparaître comme un moyen de synthétiser mes recherches, mes questions, mes tentatives de réponses, et les retransmettre. Mais alors que certains le font au travers de documentaires, moi, ce qui m’intéressait (et ce qui m’intéresse toujours), c’était la fiction. Le cinéma, de part mon histoire personnelle et les relations que j’ai pu avoir avec ce médium, était un moyen de raconter ces fictions. Mais ce n’était pas le seul, et je me rendais compte que j’étais alors de plus en plus attiré vers de nouvelles formes telles que la littérature, le conte, le livre illustré, et ce qu’on appelle le cross-média. Ce qui m’intéressait alors dans la fiction, c’était sa façon de transformer le réel, de créer un espace diégétique qui ne repose plus sur le vrai mais sur la vraisemblance, de permettre l’existence d’un cadre alternatif dans lequel on peut envisager et appréhender les choses différemment. L’esthésiologie, l’étude du passage entre la rhétorique et la poétique, venait donc de prendre forme, et avec elle, implicitement, était née l’idée de communiquer autrement sur les sciences humaines et sociales (lien 3.2.3.2 – L’importance de transmettre).

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