Le caractère dynamique de la méthodologie

Comme je l’affirmais en introduction de ce chapitre (voir lien), la méthodologie, en anthropologie, ne peut être vue comme quelque chose de fixe, figée, clairement définie. C’est peut-être une des premières choses que j’ai apprises lors de mes premières expériences empiriques, et cela s’explique notamment pour deux raisons. La première est qu’une méthodologie se crée en fonction d’un terrain. Ce « terrain » est souvent très variable d’une recherche à l’autre, et il peut être amené à évoluer au cours d’une même investigation. La seconde raison est qu’une méthodologie se pense et s’applique par un individu, et que l’anthropologue, en tant qu’individu, est lui même amené à évoluer. De par son expérience empirique, mais aussi, parfois, de par ses expériences extra empiriques qui peuvent potentiellement modifier une partie de sa vision du monde, de ses aspirations personnelles, etc. Penser la méthodologie de façon non-figée est donc important, et il me semble que ça l’est d’autant plus dans notre cas, puisque l’anthropologie se veut être une science inductive, que cela ne peut s’opérer que par un décentrement, et donc, il me semble, non pas par une posture rigide, mais au contraire par une posture dynamique, « qui s’adapte aux terrains et aux différentes contraintes ».

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